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Drayage, surestaries et détention aux ports de Los Angeles et Long Beach

Mis à jour le

Ce guide s’adresse aux exportateurs et importateurs qui font passer des conteneurs complets par les ports de Los Angeles et Long Beach, par exemple au départ du Havre, d’Anvers ou de Tanger Med. Il explique le fonctionnement du drayage, la différence entre surestaries et frais de détention, ce que la FMC exige désormais sur chaque facture, et comment éviter ces deux frais.

Le drayage dans les ports de la baie de San Pedro

Le drayage désigne le court trajet en camion d’un conteneur entre un terminal maritime et un site proche : un entrepôt, une plateforme de transbordement, une gare ferroviaire ou un dépôt de conteneurs. Aux ports de Los Angeles et Long Beach, voisins dans la baie de San Pedro, un drayage à l’import comporte normalement trois étapes : le transporteur routier récupère le conteneur plein au terminal, le livre pour dépotage, puis restitue le conteneur vide au terminal ou au dépôt désigné par la compagnie maritime.

Le drayage est un service distinct du fret maritime, sauf si votre réservation inclut la livraison. Sur une réservation de port à port, quelqu’un doit réserver le transporteur routier, vérifier que le conteneur est libéré, obtenir un rendez-vous au terminal et organiser la restitution du vide. Chacune de ces étapes déclenche un compteur, et ce sont ces compteurs qui génèrent surestaries et frais de détention.

Schéma 1 Le trajet d’un conteneur à l’import et les compteurs qui tournent pendant ce temps
  1. Compteur des surestaries Déchargé au terminal Le conteneur quitte le navire et devient disponible une fois libéré
  2. Sortie du terminal Rendez-vous d’enlèvement Le transporteur routier récupère le conteneur plein avec un châssis
  3. Compteur de la détention Livraison et dépotage Dépotage en présence du camion, ou conteneur déposé et dépoté plus tard
  4. Fin des compteurs Restitution du vide Le conteneur vide retourne au terminal ou au dépôt désigné

Si vos marchandises partent ensuite chez Amazon, notre guide des ports de Los Angeles et Long Beach à Amazon FBA décrit l’ensemble du parcours jusqu’à la réception et la préparation. Ce guide-ci reste côté port : le trajet en camion et les frais qui l’entourent. Il concerne les conteneurs complets ; si votre envoi est plus petit, lisez FCL ou LCL pour expédier vers les États-Unis, car la marchandise en groupage maritime est récupérée dans une station de groupage (container freight station) et non en conteneur entier.

Disponibilité, blocages et rendez-vous au terminal

Un conteneur peut se trouver sur le terminal sans être prêt à partir. Avant qu’un transporteur routier puisse l’enlever, trois conditions doivent généralement être réunies :

  • Le conteneur est déchargé et disponible. Les terminaux indiquent un conteneur comme disponible une fois qu’il a quitté le navire et se trouve sur le parc. Quand la FMC examine des surestaries, elle regarde si la franchise et les frais sont liés au moment où la marchandise est réellement disponible pour l’enlèvement.
  • Aucun blocage ne subsiste. Les blocages courants sont le blocage douanier, le blocage d’une autre agence (par exemple la FDA), le blocage pour fret impayé tant que le fret maritime et les frais de la compagnie ne sont pas réglés, et le blocage de la compagnie pour document manquant. Chaque blocage doit être levé avant que le terminal ne laisse sortir le conteneur.
  • Un rendez-vous d’enlèvement est réservé. La plupart des terminaux de Los Angeles et Long Beach fonctionnent sur rendez-vous. Votre transporteur routier réserve un créneau, et les rendez-vous peuvent se faire rares quand un grand navire décharge ou qu’un terminal réduit ses horaires d’ouverture.

En pratique, la mainlevée et le rendez-vous relèvent de votre responsabilité, ou de celle de votre prestataire, dès l’arrivée du navire. Attendre l’avis d’arrivée pour lancer les formalités est la façon la plus courante de perdre des jours de franchise.

Le châssis, l’élément qu’on oublie

Un conteneur ne peut pas circuler sur la route sans châssis, le cadre roulant sur lequel il repose. En Californie du Sud, la plupart des châssis proviennent de pools partagés plutôt que de la compagnie maritime, et le transporteur routier en trouve généralement un pour chaque trajet. Cela a trois conséquences sur vos coûts :

  • Le châssis se facture à la journée. Le transporteur routier refacture en général la location du châssis pour chaque jour passé sous votre conteneur, y compris les jours d’attente à votre entrepôt.
  • Les pénuries de châssis retardent l’enlèvement. En cas de manque de châssis à un terminal, un conteneur peut attendre pendant que la franchise s’écoule, même une fois tous les blocages levés.
  • Les détours coûtent plus cher. Quand le châssis doit être récupéré à un endroit et le conteneur à un autre, les transporteurs ajoutent souvent des frais de repositionnement (chassis split).

Demandez à votre transporteur routier comment les châssis sont facturés, quel pool il utilise et ce qui se passe si aucun châssis n’est disponible le jour de votre rendez-vous. Ces frais échappent en général à la règle de facturation de la FMC décrite plus bas, qui vise les factures des compagnies maritimes, des exploitants de terminaux et des NVOCC (transporteurs maritimes sans navire), et non celles des transporteurs routiers ou des loueurs de châssis.

Surestaries, détention et per diem : quelles différences

Surestaries (demurrage) et frais de détention (detention) facturent tous deux la conservation d’un conteneur au-delà de la franchise accordée. La différence tient à l’endroit où se trouve le conteneur pendant que le frais court.

Surestaries, détention et per diem comparés pour les conteneurs à l’import à Los Angeles et Long Beach
FraisOù se trouve le conteneurFacturé en général parDébut habituelFin habituelle
Surestaries (demurrage)Plein, à l’intérieur du terminalLa compagnie maritime ou l’exploitant du terminalÀ la fin de la franchise au terminalÀ la sortie du conteneur plein
Détention (detention)Hors du terminal, plein ou videLa compagnie maritime (propriétaire ou locataire du matériel)À la fin de la franchise du matériel après la sortieÀ la restitution du conteneur vide
Per diemHors du terminalLa compagnie au transporteur routier, souvent refacturé à vousComme la détentionComme la détention

En pratique, « per diem » est le nom que les compagnies et les transporteurs routiers donnent souvent à la détention, surtout quand le frais est facturé à l’entreprise de transport au titre de son contrat d’échange de matériel, puis refacturé au propriétaire de la marchandise. Certaines compagnies regroupent surestaries et détention dans une franchise unique. Lisez le tarif de la compagnie ou votre contrat pour savoir ce qui s’applique à votre conteneur.

Les surestaries portent sur l’espace du terminal : un conteneur plein qui encombre le parc. La détention porte sur le matériel : le conteneur de la compagnie (et le châssis qui le porte) indisponible pour sa prochaine réservation. Vous pouvez éviter les surestaries en enlevant vite le conteneur, et payer quand même de la détention s’il attend ensuite plusieurs jours à votre entrepôt avant d’être dépoté.

Comment fonctionne la franchise

La franchise (free time) correspond au nombre de jours pendant lesquels vous pouvez utiliser le terminal ou le conteneur avant que les frais ne commencent. Elle est fixée par le tarif de la compagnie maritime, le barème du terminal ou votre contrat négocié. Elle n’est pas fixée par la loi, et varie selon la compagnie, le terminal, le type de conteneur et le contrat. Il n’existe pas de chiffre unique pour Los Angeles ou Long Beach, et la franchise obtenue au port de chargement en Europe ou au Maroc ne dit rien de celle qui s’appliquera à l’arrivée.

Avant l’arrivée du navire, renseignez-vous sur :

  • le nombre de jours de franchise pour les surestaries et pour la détention, et s’ils sont distincts ou regroupés ;
  • le point de départ de chaque compteur : déchargement, disponibilité ou sortie du terminal ;
  • la prise en compte ou non des week-ends et des jours fériés ;
  • le tarif journalier après la franchise, et s’il augmente au-delà d’un certain nombre de jours ;
  • le dernier jour franc pour l’enlèvement et le dernier jour franc pour la restitution du vide, tels qu’affichés par le terminal et la compagnie.

Selon la règle de la FMC, chaque facture de surestaries ou de détention doit indiquer la franchise accordée, ses dates de début et de fin, et la date de disponibilité du conteneur. Notez ces informations à l’arrivée du conteneur, pour pouvoir comparer la facture à votre propre relevé.

Si la franchise est trop courte pour vos volumes, mieux vaut négocier des jours supplémentaires dans votre contrat ou avec votre transitaire avant l’expédition que de chercher à récupérer les frais après coup. Notre guide sur le coût d’une importation aux États-Unis montre où se situent les frais portuaires dans votre coût rendu, et notre guide des Incoterms pour expédier vers les États-Unis explique comment vos conditions de vente déterminent qui les paie.

La règle de facturation de la FMC et vos recours

La Commission maritime fédérale des États-Unis (FMC) encadre la manière dont les compagnies maritimes, les exploitants de terminaux et les NVOCC facturent surestaries et détention. Sa règle sur les exigences de facturation des surestaries et frais de détention, codifiée au 46 CFR partie 541, est entrée en vigueur le 28 mai 2024. Les exigences de contenu des factures de la section 541.6 attendaient une approbation administrative fédérale et sont entrées en vigueur à la même date, comme la FMC l’a confirmé dans un avis de mai 2024.

Ce qu’une facture doit contenir

Selon le 46 CFR 541.6, une facture de surestaries ou de détention doit être exacte et comporter :

  • Des informations d’identification : le numéro de connaissement, le numéro de conteneur, le port de déchargement et la raison pour laquelle vous êtes la partie redevable.
  • Des informations de calendrier : la date de la facture et sa date d’échéance, la franchise accordée, les dates de début et de fin de la franchise, la date de disponibilité du conteneur (à l’import) et les dates précises facturées.
  • Des informations tarifaires : le montant total dû, le tarif, barème de terminal ou contrat dont provient le prix, et les tarifs précis appliqués.
  • Des informations de contestation : un contact pour les questions et les demandes de réduction, un lien ou un code vers une page publique indiquant les documents nécessaires à une contestation, et les délais de contestation et de réponse de la partie qui facture.
  • Des attestations : la déclaration que les frais respectent les règles de la FMC sur les surestaries et la détention, et que la partie qui facture n’a pas causé ni contribué à ces frais par sa propre prestation.

Si une facture omet une information obligatoire, la FMC indique que la partie facturée n’est pas tenue de payer ce frais (annonce de la FMC).

Les délais, de part et d’autre

  • Émission de la facture : les compagnies et les terminaux doivent l’émettre dans les 30 jours calendaires suivant le dernier jour où le frais a couru. À défaut, vous n’êtes pas tenu de la payer (46 CFR 541.7).
  • Votre délai de contestation : vous devez disposer d’au moins 30 jours calendaires à compter de la date de la facture pour demander une réduction, un remboursement ou une annulation.
  • Leur réponse : la partie qui facture doit chercher à résoudre une demande présentée dans les délais sous 30 jours calendaires, sauf si vous convenez tous deux d’un délai plus long (46 CFR 541.8).

Une partie de la règle de 2024 ne s’applique plus. La section qui limitait les parties pouvant être facturées a été annulée par une cour d’appel fédérale en septembre 2025, et la FMC l’a formellement supprimée le 29 décembre 2025 (avis au Federal Register). La FMC a indiqué que le reste de la règle, notamment le contenu des factures, les délais et les contestations, reste en vigueur.

Quand un frais est déraisonnable

La règle interprétative de la FMC, au 46 CFR 545.5, indique que la Commission apprécie surestaries et détention selon qu’elles incitent ou non à déplacer la marchandise. Les frais qui ne peuvent pas modifier votre comportement, par exemple quand le terminal n’avait aucun rendez-vous ou refusait les restitutions de vides, sont le motif classique de contestation. Si la compagnie refuse, vous pouvez déposer une plainte pour frais auprès de la FMC. Pour les surestaries et la détention, c’est à la compagnie de prouver que ses frais étaient raisonnables.

Clean Truck Fund et autres frais portuaires

Les ports de Los Angeles et Long Beach perçoivent chacun une redevance Clean Truck Fund auprès des propriétaires de la marchandise. D’après la mise à jour de mai 2025 du port de Los Angeles, elle s’élève à $10 par équivalent vingt pieds (EVP, TEU en anglais) plein transporté par un camion de drayage conventionnel, soit $20 pour un conteneur de 40 pieds. La marchandise transportée par des camions zéro émission en est exonérée, et certains camions à faibles émissions de NOx bénéficient d’une exonération temporaire jusqu’au 31 décembre 2027 (port de Los Angeles). Le port de Long Beach perçoit le même montant dans le cadre de son propre programme. Vérifiez le montant en vigueur sur les sites des deux ports avant d’établir votre budget, car les redevances portuaires peuvent évoluer.

Au-delà des redevances portuaires, les devis de drayage en Californie du Sud comportent souvent des frais annexes. Renseignez-vous sur chacun avant de réserver :

  • Le temps d’attente au terminal ou à l’adresse de livraison au-delà d’une durée gratuite.
  • Le pré-enlèvement (pre-pull) et le stockage sur parc, quand le transporteur routier sort le conteneur avant le dernier jour franc et le garde sur son propre parc jusqu’à ce que l’entrepôt puisse le recevoir.
  • Le châssis et les frais de repositionnement, décrits plus haut.
  • Le déplacement à vide (dry run), quand le camion se présente mais ne peut ni enlever ni livrer, par exemple parce qu’un blocage n’a pas été levé.
  • Les surcharges pour surpoids ou marchandises dangereuses.

Quand le terminal est encombré, le pré-enlèvement coûte souvent moins cher que les surestaries. Comparez les deux pour chaque conteneur plutôt que de choisir l’un ou l’autre par défaut.

Les blocages de la douane et de la FDA, source de surestaries

Un blocage empêche le conteneur de quitter le terminal pendant que le compteur des surestaries continue de tourner. À l’import, les causes les plus fréquentes sont :

  • L’absence de mainlevée douanière, parce que la déclaration a été déposée tard, que la déclaration de sûreté de l’importateur (Importer Security Filing, ISF) était tardive ou incomplète, ou que les documents ne correspondaient pas à la marchandise. L’ISF doit être déposée au plus tard 24 heures avant le chargement du conteneur sur le navire à destination des États-Unis, donc avant le départ du Havre, d’Anvers ou de Tanger Med, et non à l’arrivée.
  • Un contrôle de la CBP. Si la CBP sélectionne le conteneur pour un examen, il reste bloqué jusqu’à la fin du contrôle, et un examen plus poussé peut ajouter du transport, de la manutention et des jours.
  • Un blocage de la FDA ou d’une autre agence, par exemple sur des produits alimentaires, des cosmétiques ou des produits soumis à déclaration auprès d’une agence, jusqu’à ce que l’agence examine ou prélève l’envoi. Les alertes à l’importation de la FDA visent notamment des entreprises françaises pour les fromages à pâte molle, les colorants non déclarés dans les aliments ou des infractions liées aux colorants dans les cosmétiques : une alerte qui cite des entreprises d’un pays ne bloque pas tous les produits de ce pays, mais vérifiez si votre produit ou votre fabricant est concerné sur la page de la FDA consacrée à la France.

La règle interprétative de la FMC cite les inspections gouvernementales parmi les éléments qu’elle peut prendre en compte pour juger si des surestaries étaient raisonnables, mais un blocage causé par vos propres déclarations tardives ou erronées est difficile à contester. Mieux vaut prévenir : factures commerciales et listes de colisage exactes, ISF déposée à temps, et exigences des agences (comme la notification préalable, ou Prior Notice, de la FDA pour les aliments) vérifiées avant le départ de la marchandise. Notre guide sur le fonctionnement du dédouanement aux États-Unis détaille chaque étape.

Abanro prend en charge le dédouanement aux États-Unis dans le cadre de votre envoi : la déclaration et l’enlèvement au terminal sont donc organisés ensemble dès l’arrivée du navire. Si un conteneur est déjà retenu ou bloqué au port, notre service Récupération d’envois peut vous aider à trouver la voie la plus rapide pour le faire libérer.

Indiquez-nous votre navire, votre conteneur et votre marchandise avant l’arrivée : nous organisons le dédouanement et l’enlèvement au terminal en fonction de votre franchise.

Organiser l’enlèvement de mon conteneur

Liste de contrôle pour éviter surestaries et frais de détention

Avant l’arrivée du navire

  • Connaissez votre franchise pour les surestaries et la détention, le point de départ de chaque compteur et les tarifs journaliers.
  • Déposez l’ISF à temps, au plus tard 24 heures avant le chargement au port européen ou marocain, et préparez la facture commerciale, la liste de colisage et toute déclaration auprès des agences.
  • Réservez le transporteur routier à l’avance et vérifiez comment il gère châssis, pré-enlèvement et temps d’attente.
  • Confirmez que l’entrepôt de livraison peut recevoir le conteneur et le dépoter rapidement.
  • Convenez avec votre acheteur ou votre fournisseur de qui paie les frais portuaires selon votre Incoterm.

Quand le conteneur est disponible

  • Vérifiez chaque jour les blocages jusqu’à leur levée complète : douane, agences, fret et compagnie.
  • Réservez le rendez-vous d’enlèvement dès la libération du conteneur, avant le dernier jour franc.
  • Conservez des captures d’écran datées des rendez-vous indisponibles, des fermetures de terminal et des restitutions de vides refusées.

Après la sortie du terminal

  • Dépotez vite. Un dépotage en présence du camion (live unload) réduit au minimum les jours de détention et de châssis.
  • Restituez le vide à l’endroit désigné par la compagnie, et conservez le justificatif de restitution.
  • Vérifiez chaque facture de surestaries et de détention au regard du 46 CFR 541.6, et contestez dans les délais si une information manque ou est erronée.

Le dépotage près du port est l’étape que vous maîtrisez le mieux. L’entrepôt d’Abanro, près des ports de Los Angeles et Long Beach, dépote les conteneurs chargés en vrac et compte les cartons d’après votre liste de colisage dans le cadre de notre service réception et contrôle, pour que le vide reparte plus tôt. Si votre conteneur doit être réparti entre Amazon, des détaillants et du stockage, lisez notre guide sur le transbordement et le cross-docking en Californie du Sud. Pour le fret qui arrive dans l’un ou l’autre port, consultez nos pages 3PL Long Beach et 3PL Los Angeles ; les prix de départ figurent sur notre page Tarifs.

Ce guide fournit des informations générales, et non un conseil juridique. Franchises, tarifs, redevances portuaires et règles de la FMC évoluent : vérifiez-les pour votre envoi, auprès de la compagnie maritime, du terminal et sur le site de la FMC, avant de vous y fier.

Sources et lectures complémentaires

  1. La FMC publie sa règle définitive sur la facturation des surestaries et frais de détention, Commission maritime fédérale des États-Unis (FMC)
  2. Exigences de facturation des surestaries et frais de détention, règle définitive (26 février 2024), Federal Register (journal officiel fédéral)
  3. Exigences de facturation des surestaries et frais de détention, annonce de la date d’entrée en vigueur (14 mai 2024), Federal Register (journal officiel fédéral)
  4. Exigences de facturation des surestaries et frais de détention, suppression du 46 CFR 541.4 (29 décembre 2025), Federal Register (journal officiel fédéral)
  5. 46 CFR 541.6, contenu des factures, Code des règlements fédéraux (Legal Information Institute)
  6. 46 CFR 541.7, émission des factures de surestaries et de détention, Code des règlements fédéraux (Legal Information Institute)
  7. 46 CFR 541.8, demandes de réduction, de remboursement ou d’annulation des frais, Code des règlements fédéraux (Legal Information Institute)
  8. 46 CFR 545.5, règle interprétative sur les surestaries et la détention, Code des règlements fédéraux (Legal Information Institute)
  9. Procédure provisoire de plainte pour frais (charge complaint), Commission maritime fédérale des États-Unis (FMC)
  10. Le port de Los Angeles adopte un plan de dépenses à court terme du Clean Truck Fund (mai 2025), Port de Los Angeles
  11. Déclaration de sûreté de l’importateur (Importer Security Filing) et obligations des transporteurs, règle définitive (25 novembre 2008), Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis (CBP), Federal Register
  12. Alertes à l’importation par pays : France (Import Alerts by Country), Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA)
  13. HAROPA PORT : ports du Havre, de Rouen et de Paris, HAROPA PORT

Sources vérifiées le

Questions fréquentes

Qui paie les surestaries et les frais de détention, l’expéditeur ou le destinataire ?

En général la partie qui a contracté avec la compagnie maritime ou le terminal, ou le destinataire qui reçoit la marchandise, selon le connaissement, le contrat de transport et votre Incoterm. Précisez dans votre contrat de vente qui paie les frais portuaires à l’arrivée, en particulier si vous vendez en DAP ou en DDP, car la compagnie facturera la partie désignée par son contrat et son tarif.

Puis-je refuser de payer des surestaries si le terminal n’avait pas de rendez-vous disponibles ?

Vous pouvez les contester. La règle interprétative de la FMC indique que la Commission examine si un frais incite encore à déplacer la marchandise, et les frais que vous ne pouviez pas éviter, parce que la marchandise n’était pas réellement disponible ou que les conteneurs vides ne pouvaient pas être restitués, sont un motif de contestation courant. Conservez des captures d’écran datées des rendez-vous refusés.

La franchise inclut-elle les week-ends et les jours fériés ?

Cela dépend du tarif de la compagnie maritime, du barème du terminal ou de votre contrat. Certains comptent en jours calendaires, d’autres excluent certains jours : lisez la règle qui s’applique à votre conteneur plutôt que de supposer.

De combien de temps une compagnie dispose-t-elle pour envoyer une facture de surestaries ou de détention ?

Selon la règle de la FMC du 46 CFR 541.7, une compagnie maritime ou un terminal doit émettre la facture dans les 30 jours calendaires suivant le dernier jour où le frais a couru. À défaut, la partie facturée n’est pas tenue de payer ce frais.

Le drayage est-il compris dans mon fret maritime ?

Seulement si vous avez réservé un pré ou post-acheminement par la compagnie (carrier haulage) ou un service porte à porte qui inclut la livraison depuis le terminal. Sur une réservation de port à port, le trajet en camion depuis le terminal est un service distinct, facturé à part.

Les termes « surestaries » et « demurrage » désignent-ils la même chose ?

Oui. Sur une facture américaine, vous lirez demurrage pour le conteneur plein resté au terminal, et detention ou per diem pour le conteneur sorti du terminal et pas encore restitué. En français, on parle de surestaries pour le premier et de frais de détention pour le second.

Un conteneur arrive à Los Angeles ou Long Beach ?

Envoyez-nous le connaissement, le navire et la nature de la marchandise : nous organisons le dédouanement, l’enlèvement au terminal et le dépotage en fonction de votre franchise. Nous répondons sous 6 heures.

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